Quelles sont les solutions à la non-collaboration dans l’entreprise ? (2 / 2)

La semaine passée, je vous ai fait part de quatre cultures organisationnelles qui inhibent la collaboration. Ces cas avaient été inspirés par de nombreuses interventions et études que j’ai effectué auprès de groupes et entreprises sur le sujet du leadership et l’implantation du leadership partagé.

 

collaboration entre fourmisTel que prévu, je vous propose aujourd’hui des solutions, des alternatives à la non-collaboration dans l’entreprise. C’est-à-dire, quels sont les environnements les plus propices à ce capital de collaboration ? Et qu’est-ce qui peut être fait afin de développer des cultures collaboratrices ?

 

Pour commencer, voici 5 principes clés qui vous aideront à réinstaurer la collaboration dans une culture d’entreprise.

 

***

1. Définir une mission commune…

Pyramide humaineet porter une attention particulière aux interdépendances entre les personnes afin de casser les silos d’expertise qui se produisent parfois entre certaines divisions d’une entreprise.

S’assurer également de favoriser les projets communs et les contacts qui amènent la réciprocité entre différents groupes et départements.

 
 

2. Revoir la composition du groupe.

Faire attention aux personnalités carriéristes au dépend des autres, manipulatrices, compétitives qui nuisent à la collaboration en instaurant la méfiance ou en inspirant la reproduction des comportements chez les autres.

Si vous êtes pris avec une de ces personnalités en tant que leader et que vous ne pouvez pas vous en débarrasser, une alternative serait de créer un code de valeurs communes fait par le groupe afin d’attirer des leaders collectifs.

 
 

3. Encourager les rencontres régulières.

Car il n’y a pas de collaboration sans ces rencontres qui coconstruisent les enjeux, le “nous”, le sentiment d’appartenance à l’organisation.

 
 

4. Valoriser la performance d’équipe.

Performance en groupeBeaucoup d’entreprises poussent la performance au niveau individuel, mais oublient de l’encourager au niveau collectif. Afin de renforcer la collaboration dans un groupe ou organisation, tout chef d’équipe ou leader formel se doit d’effectuer plus de rendements d’équipe et de s’assurer de maintenir un équilibre entre les rendements collectifs et individuels.

 
 

5. Valoriser le talent collectif…

tout autant que le talent individuel en effectuant une sommation des compétences de chacun, de leur expériences.

 

***

Tout groupe, organisation ou société se doit de suivre ces principes afin d’instaurer une culture plus collaborative et propice aux discussions ouvertes, marquées par l’authenticité et le désir de progresser ensemble vers le but commun.

 

Je vous propose maintenant de reprendre les cultures inhibitrices de collaboration décrites la semaine passé afin de proposer quelques solutions complémentaires à celles mentionnées ci-dessus.

 

 

N’hésitez pas à me faire part de vos questions concernant une ou plusieurs des solutions proposées.

 

Quels sont vos alternatives à la non-collaboration dans l’entreprise?

 
 

Edith Luc, Ph.D.

 

©2012, Edith Luc, tous droits réservés.


4 Responses to “Quelles sont les solutions à la non-collaboration dans l’entreprise ? (2 / 2)”

  • 1 Anne-Claude Boutin Says:

    Bonjour Edith
    Je lis ton article ce matin et quelque chose m’interpelle :
    pourquoi vouloir se “débarrasser ” de certains profils ?
    On va perdre en richesse et diversité. L’élaboration d’un code de conduite (comme nous en avons déjà discuté) me paraît préférable.
    Je pense que certains comportements sont induits par le mode de fonctionnement d’une organisation. Changer pour un mode de fonctionnement plus collaboratif peut les amener à avoir d’autres comportements…
    A voir !
    Cordialement
    Anne-Claude Boutin

  • 2 yves pilet Says:

    l’énéagramme est également un outil intéressant. Il permet de montrer les valeurs développées par les différentes personnalités et également permet de sensibiliser les différents acteurs d’un groupe sur la manière de communiquer ensemble. Quand on peut communiquer ensemble avec respect, on peut s’écouter et échanger pour participer à l’amélioration.

  • 3 Edith Says:

    Bonjour Anne-Claude,

    J’attendais être revenue à Montréal pour répondre à votre question, que je trouve d’ailleurs très juste!

    Établir ensemble un code de conduite au sein d’une équipe compétitive, voir autocratique, c’est un bon départ mais ce n’est pas suffisant si l’on désire que la collaboration prenne le dessus. Il faut également valoriser et modeler la coopération pour la mission à accomplir. Cela signifie intervenir quand des personnalités nuisibles limitent, ou même empêchent ces efforts de se réaliser. S’il n’y a toujours pas de changement, il ne faut pas avoir peur de laisser aller ces personnalités nuisibles, surtout si au lieu de changements s’installent des conflits et un climat de compétition interne malsain et nuisible à la collaboration.

    Je suis cependant d’accord avec vous que la diversité contribue à la richesse d’une équipe, d’une entreprise. C’est pour cela que je recommande de créer un code de conduite en groupe et d’ensuite faire des interventions avant de commencer à se débarrasser des membres de l’équipe, de l’organisation.

    En espérant avoir bien répondu à votre question.

    Au plaisir et très cordialement,

    Edith Luc

  • 4 Work on solutions to non-collaboration in your team « InnovAct!ons Says:

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