Favoriser la collaboration pour plus de performance et mobilisation dans l’entreprise

Les entreprises font face continuellement à divers paradoxes qui influencent la performance de l’organisation et sa capacité à réagir rapidement aux défis qui arrivent sur tous les fronts. Parmi ces paradoxes, citons le besoin de mieux collaborer afin d’offrir des solutions appropriées et innovantes aux besoins des clients, tout en considérant les points suivants:

 

  • la sur-spécialisation des tâches et des expertises;
  • les langages techniques qui découlent de ces spécialisations (par exemple, des produits dérivés que personne n’osait admettre ne pas comprendre);
  • l’attention donnée à la performance individuelle (ex. évaluations de rendement) en déséquilibre par rapport à la reconnaissance qui est faite à la performance collective;
  • la recherche d’un équilibre travail-famille qui restreint parfois les temps à investir dans les collaborations collectives;
  • le repli sur soi qu’offrent les nouveaux médias de communication dont le recours aux courriels, les abréviations de toutes sortes et le télé-travail.

 
 

Pourquoi la collaboration?

Nul besoin d’élaborer longuement sur les bénéfices de la collaboration si ce n’est que pour rappeler les résultats des innovations et de la créativité qui en résultent, tels à titre d’exemple: l’entraide, la responsabilisation accrue qui vient de l’engagement social, les réseaux sociaux qui se développent, la représentation plus globale des besoins, attentes et opportunités alors que les personnes sont en contact avec d’autres individus aux quatre coins de l’organisation sinon du monde.

 

Force est de constater que maintenant, l’évolution favorise les personnes qui collaborent et les sociétés qui incluent les leaders collaboratifs (HBR, 2011). En outre, des études en neuropsychologie démontrent de plus en plus que la collaboration est en soi une source de plaisir; c’est-à-dire que le seul fait de collaborer déclenche un circuit neurologique associé au plaisir. L’être humain ne serait donc pas purement égoïste.

 

Attention ! Qui dit collaboration ne dit pas consensus à tout prix. La collaboration signifie la mise en commun des ressources de chacun à la réalisation d’un but commun ou interdépendant. Le consensus caractérise plutôt une forme de prise de décision en vue soit de favoriser l’engagement soit d’éviter les déceptions ou les conflits. La collaboration caractérise l’échange de ressources (savoir, savoir-faire, talent, idées, avoirs, attentes et besoins, etc.) afin d’aider l’autre et de réaliser une mission commune. Le consensus peut parfois même s’avérer une antidote aux efforts recherchés par la collaboration (ex. innovation, l’agilité opérationnelle) en multipliant les étapes de décision ou le nombre de personnes à impliquer dans le consensus.

 

Enfin, la collaboration n’est pas non plus un modus operandi absolu pour tous et partout dans l’entreprise, mais elle est néanmoins une force qui se crée et se modifie au fil des besoins et des opportunités. L’idée est d’y recourir de façon fluide en saisissant de façon agile les opportunités de collaboration entre les divers partenaires internes ou externes à l’organisation.

 
 

Edith Luc

 

© 2011, Edith Luc. Tous droits réservés.


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