Définir sa vision personnelle

développement personnelQue l’on soit entrepreneur, gestionnaire ou leader, tout le monde convient bien que la mobilisation s’amorce d’abord grâce à la force de la vision énoncée. Dans nos organisations, cette vision émane souvent de la direction de l’entreprise. Mais comment définir cette vision et s’assurer qu’elle mobilisera les énergies de ses adhérents à travers le temps et les difficultés ?

 

Dans la chronique de cette semaine, je vous invite à réfléchir d’abord à la définition de sa vision personnelle pour illustrer prochainement comment l’on peut amener tout un groupe à définir sa propre vision collective. Plus particulièrement, je vous décrirai le cas d’une entreprise dont la fonction Ressources Humaines a établi une vision collective en matière d’acquisition, développement et rétention des talents. Et les résultats sont surprenants!

 

La vision personnelle permet d’actualiser son propre leadership pour réaliser ses aspirations alors que la vision collective permet l’actualisation du leadership partagé. Mais lorsque l’on a une certaine prise sur sa propre vision, nous pouvons nous ancrer plus clairement et en plus grande cohérence avec celle du groupe.

 

Qu’est ce que je veux faire de ma vie ? Ouff ! Quelle question lourde de réflexions qui, soit dit en passant, en est une dont les réponses demandent d’être revues régulièrement. Pas seulement une fois dans sa vie mais à plusieurs moments: lorsque les situations changent; lorsque les opportunités se présentent ou encore lorsque l’on se découvre de nouveaux intérêts ou que l’on réalise qu’il y a de nouveaux besoins à répondre. Cette réflexion peut donc se faire à 17 comme à 77 ans.

 

Mais comment y répondre ? Il n’y a pas d’approche unique mais voici tout de même quelques étapes essentielles:

 
 

1. Réfléchir.

Il s’agit ici de se poser les questions suivantes et d’y répondre de la façon la plus spontanée possible:

  • Qu’est-ce que j’aime faire ? Quelles sont les activités qui me procurent le plus de satisfaction, mises à part celles reliées aux loisirs ? Est-ce créer; produire du bien-être aux autres; s’enrichir; être utile; travailler seul ou avec d’autres; avoir son entreprise ou travailler pour d’autres, résoudre avec d’autres des questions complexes, etc.

 
 

2. Discuter.

Avec qui est-ce que je peux parler de mes intérêts ou aspirations ?

  • Quelle personne, amie ou mentor, coach ou collègue pourrait m’aider à pousser ma réflexion ? Peux-t-elle me réserver du temps pour en discuter ? Quand ? Ce genre de discussion doit pouvoir avoir lieu à différents intervalles, et pas toujours nécessairement avec les mêmes personnes.

 
 

3. S’inspirer.

Qui sont les modèles dans ce domaine d’activités ?

  • Quels défis ont-ils relevés ? Quelles difficultés ont-ils passé à travers ? Quelles ressources avaient-ils ? Est-ce possible d’en rencontrer et de pousser un peu plus loin la réflexion ? Ou encore est-ce que quelqu’un de mon entourage pourrait me suggérer des rencontres avec non seulement des modèles du domaine en question mais peut-être des personnes qui seraient des clients actuels ou potentiels du type de services ou produits que je voudrais développer?

 
 

4. Tester.

Est-il possible d’expérimenter sur le terrain ce que signifie concrètement la vie que j’aimerais vivre pour une période donnée (1 jour, une semaine, un mois)?

 
 

5. Concevoir.

ConcevoirVient le moment d’écrire cette vision. Pourquoi l’écrire ? Parce que cela permet de pousser encore plus loin la réflexion. Je vous suggère, si cela vous intéresse, d’utiliser différents moyens: l’écriture certes, mais le visuel notamment en faisant appel à l’approche de mind mappings, ou carte heuristique, qui permet de concevoir sous forme de schéma une idée principale (ex, la vision) et ses idées secondaires (ex. les axes stratégiques).

 

***

 

Un plan d’action devrait découler de ce qui précède.

 

Vous me direz que c’est un processus plutôt ardu mais, c’est bien de sa vie qu’il s’agit non? Cela vaut bien quelques investissements personnels si l’on ne souhaite pas regretter le bilan que l’on en fera plus tard !

 

D’ailleurs, des programmes de leadership de nombreuses entreprises prévoient des temps de réflexion aux participants sur leur vision personnelle et la cohérence avec ce que l’organisation cherche à accomplir

 
 

Conclusion.

Pour conclure, rappelons les bénéfices d’une vision personnelle bien définie qui sont: une actualisation de son leadership, la possibilité de réaliser ses rêves les plus exigeants et une plus grande cohérence dans les actions requises pour atteindre les objectifs définis.

 

Définir sa vision personnelle n’est pas un processus unique; c’est plutôt un exercice qui demande à être fait et refait: lors de changements, de la découverte de nouveaux intérêts, ou même suite à des accomplissements majeurs. Bref, c’est un exercice qui devrait être pratiqué à tout moment d’une vie.

 

Une vision personnelle ancrée permet également de mieux mobiliser les autres envers un objectif, une mission commune, étant au clair avec ce que l’on cherche à accomplir personnellement. La solidité d’une vision collective commence par une emprise sur sa propre vision.

 
 

Edith Luc, Ph.D.

 

©2012. Edith Luc. Tous droits réservés.


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